La Flore Intestinale

La flore intestinale

La barrière intestinale ne doit pas être trop perméable afin que l’inflammation soit sous contrôle et que le foie ne soit pas surchargé. Lorsque la flore intestinale est déséquilibrée, l’enzyme bêta-glucuronidase est plus élevé et augmente la recirculation des hormones au lieu de l’élimination.

C’est un des mécanismes présents dans la dominance estrogénique qui cause des SPM’s exagérés, de la résistance à la perte de poids et même un risque plus élevé de développer un cancer hormonaux dépendant.

Danik Legault Naturopathe Les Plantes Que Nous Mangeons Ont Un Microbiome

Les plantes que nous mangeons ont un microbiome!

Voir l’étude de 2014 ici: https://sfamjournals.onlinelibrary.wiley.com/…/1751…

Tout autour de nous contient des bactéries, virus et autres microorganismes qui peuvent avoir une influence sur nous. Dans l’étude présente, il y a certaines bactéries sur nos légumes qui pourraient être des pathogènes pour l’humain. D’autres sont considérés comme bénéfiques bien entendu. Donc, lorsque nous consommons un légume, nous consommons également son microbiome et non seulement des calories ou des nutriments.

Comme on ne connait pas encore ce que contient un microbiote sain, il est difficile de catégoriser des bactéries comme étant pathogènes. Certaines études sur des peuples de chasseurs/cueilleurs modernes démontraient qu’ils avaient une santé très robuste, une diversité de microbiote incroyable dont plusieurs pathogènes et parasites qui sont considérés comme néfastes et qui pourraient clouer un homme moderne au lit. Je pense que cette mentalité va évoluer éventuellement. On va découvrir que les pathogènes ont également un rôle bénéfique à jouer si leurs populations sont sous contrôle via une bonne diversité.

Ce genre d’étude est intéressante également lorsque l’on pense au futur du système alimentaire. Que se passe-t-il si l’on met certains pesticides sur ces légumes? Est-ce possible que l’ont créé à long terme des super bactéries résistantes qui pourraient alors modifier négativement notre santé à nous? Que se passe-t-il pour le microbiome du légume ou du fruit en question lorsqu’il voyage du Mexique jusqu’au Québec? Dans quel type de sol doit-il pousser afin d’avoir un microbiome optimal pour l’humain qui va le consommer?

Est-ce possible qu’un jour, on puisse arriver au marché et scanner le code-barre d’un certain légume et d’avoir son histoire, mais également son contenu en vitamines, minéraux et microbes?

On doit changer la mentalité de regarder un aliment pour sa forme et son prix. On doit regarder sa qualité.

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Danik Legault Naturopathe Déséquilibre Du Microbiote Et Toxines Chez Les Tsa

Déséquilibre du microbiote et toxines chez les TSA!

Voir l’étude du 21 octobre 2020 :
https://advances.sciencemag.org/content/6/43/eaba3760

Superbe étude qui vient confirmer plusieurs observations cliniques et études précédentes en plus d’apporter de nouveaux détails. Je sais que certaines personnes qui suivent ma page sont intéressées par ce sujet.

Ils ont utilisé une nouvelle méthode d’analyse « quasi-paired » appliquée à des analyses « metagenomic » du microbiote.

Observations :
• Dysbiose : Surplus de levures et ratio entre Veillonella, Rhamnosus et Longum, Prevotella inversé
• Plusieurs enzymes reliés à la détoxification en carence : gshA, gshB, ggt, pepB, phnJ, etc. menant à une accumulation de toxines
• Méthylation compromise
• Surproduction d’acide quinolinique
• Dysfonction des mitochondries
• Etc.

Voici quelques extraits intéressants :
« our study revealed a previously unidentified ASD-associated deficiency in microbial detoxification, which exhibited a strong correlation with the degree of mitochondrial dysfunction, as well as the severity of clinical ASD manifestations. »

« Toxicant exposure has been epidemiologically confirmed as an important etiological factor of ASD, and patients often show some clinical manifestations of intoxication. »

« In addition to the host detoxification system such as hepatic enzymes like P450, the intestinal microbiome may function as the first defense toxicants by degrading or expelling them, as the digestive tract is the major route by which we ingest toxins. »

« One of the main pathological manifestations of ASD is the dysfunction in mitochondria, major targets of organic toxicants due to their lipophilic properties. When the intestinal microbial detoxification is severely impaired in ASD, more toxicants of external and internal origins might enter circulation and injure the mitochondria of various tissues. »

« However, the reasons for deficiencies in microbial detoxification are not clear. One possibility is that microbial detoxification deficiency is the consequence of microbiome dysbiosis caused by various genetic and environmental factors such as altered diet and defects in the digestive system, which change the nutrients provided to the microbial inhabitants. »

« Toxicants implicated in ASD include organochlorine pesticides, polycyclic aromatic hydrocarbons, automotive exhaust, and heavy metals, most of which are organic compounds, especially aromatic and halogenated compounds. Organic toxicants are often lipophilic and prone to accumulate in fatty tissue such as the brain following chronic intake and then damage membrane structures such as those of mitochondria. Glyphosate (N-phosphonomethyl-glycine), the most widely used herbicide in the world, is a methylphosphonate well known for its nuclear and mitochondrial toxicity. »

« Aromatic hydrocarbons are compounds containing one benzene ring or more than one fused ring (polyaromatic hydrocarbons). Many bacterial species, especially in the phyla Proteobacteria and Actinobacteria, can break down aromatic hydrocarbons through the pathway of 3-phenylpropanoate and 3-(3-hydroxyphenyl)-propanoate degradation, which is also defective in ASD. »

« Apart from direct toxin degradation, the ASD microbiome is also deficient in the biosynthesis of GSH. GSH is one of the body’s major antioxidants and is the key cofactor for many detoxifying enzymes. GSH is essential in degrading organic toxicants and expelling heavy metals, both of which contribute to the maintenance of normal mitochondrial functions… Thus, the GSH generated by intestinal microbes adds an essential contribution to local detoxification. »

« Growing evidence has suggested the importance of mitochondrial dysfunction in the pathogenesis of ASD with both inborn defects in mitochondria and acquired damage caused by environmental toxins reported in ASD (33). Studies have found that damaged mitochondria may release mitochondrial DNA and other damage-associated molecular patterns, which activate a low-grade inflammatory response in various tissues, including the brain (40). Such systemic low-grade inflammation with elevated inflammatory cytokines, chemokines, and cellular immune activity is well documented in patients with ASD (41), and the function of neurocytes and brain development may be thus impaired. »

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Danik Legault Naturopathe L'impact Des Différents Types D'alimentation Sur Le Microbiote

L’impact des différents types d’alimentation sur le microbiote!

Étude intéressante d’octobre 2019 : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC6835969/

Nous avons 100 000 milliards de bactéries dans nos intestins. Elles sont divisées en certaines classes, familles, espèces, etc.

Voici les différentes familles ou ce qu’ils appellent les « phyla » :
• Fimicutes
• Bactéroidetes
• Actinobacteria
• Proteobacteria
• Fusobacteria
• Verrucomicriobia

Les 2 premiers représentent 90 % de la flore intestinale. Les fameux lactobacilles que l’on connait bien dans les suppléments de probiotique font partie des firmicutes tandis que les bifidobacteriums qui est la deuxième espèce que l’on rencontre que l’on rencontre le plus souvent dans les probiotiques font partie des actinobacteria.

Depuis plusieurs années maintenant, de nombreuses études ont mis en lien un certain déséquilibre du microbiote avec l’ensemble des conditions chroniques que l’on connait actuellement : Obésité, diabète de type 2, cancers, maladies cardiovasculaires, maladies neurologiques, maladies auto-immunes, dépression et autres troubles de l’humeur, autisme, TDA, troubles endocriniens, etc.

Rappelez-vous que ça vient d’Hipocrates a quelque part entre 460 et 370 ans avant Jésus Christ 😉 « all disease begins in the gut »

L’alimentation est l’un des aspects qui ont un impact sur la composition et l’équilibre de notre microbiote.

Un bon équilibre de la flore intestinale va favoriser une bonne épaisseur de la couche de mucus qui protège la barrière intestinale et son intégrité.

Sans entrer dans tous les détails (je vous laisse lire l’article qui est super intéressant) voici quelques points rapides :
• Chaque aliment différent peut avoir un impact positif et négatif sur notre santé et notre microbiote. Je pense qu’on doit faire attention avant de dire que tel aliment est mauvais par rapport a un autre ou que tel type de bactéries sont mauvaises par rapport à une autre. Ceci dit, certaines études pointent dans certaines directions.
• Les bactéries peuvent fermenter certains acides aminés et donc d’avoir une bonne variété de protéine est probablement une bonne idée. Les protéines végétales contenant des fibres semblent apporter des changements nettement plus bénéfiques pour notre flore que les protéines de source animale.
• Les acides gras ne sont pas tous égaux. Les monoinsatués (olive, avocat, etc.) semblent avoir des effets bénéfiques. Même chose pour les oméga3. C’est l’inverse pour les oméga6 surtout si le ratio avec les oméga3 est déséquilibré comme c’est le cas si nous mangeons certains produits transformés. Les acides gras saturés sont à surveiller puisqu’il y a certains indices qu’ils facilitent la translocation de certaines toxines produites dans l’intestin dans le sang provoquant une réaction inflammatoire. Plusieurs des études sur les alimentations élevées en gras saturés étaient également élevées en oméga6 et même en certains glucides transformés.
• Les alimentations élevées en sodium (plus de 5 g par jour) sont associées à certaines perturbations du microbiote, activation du TH-17, etc. Encore une fois ce qu’eux nomment les HSD (high salt diet) est aussi habituellement des alimentations contenant beaucoup de produits transformés. C’est à prendre en considération tout de même. Ceci dit, une alimentation trop basse en sodium peut également être négative et on le remarque souvent surtout chez les sportifs.
• Les additifs alimentaires et édulcorants seraient à éviter le plus possible. Ces ingrédients sont majoritairement dans des aliments transformés de toute façon. Ceci dit, l’étude mentionne qu’il n’y a pas d’indication que le stévia serait un problème comme certains autres édulcorants.
• Les polyphénols contenus dans les plantes ont des effets antiinflammatoires et favorables au microbiotes. Il y en a plus de 10 000 sortes différentes. Les plantes contiennent également les fibres nécessaires afin d’avoir une bonne diversité. Le mot clé ici est : Diversité dans les plantes que vous mangez et j’en parle souvent 😉
• Le sucre et les aliments transformés vont avoir tendance à modifier de façon négative le microbiote via certaines bactéries considérées plus pathogéniques, via l’équilibre des levures également.

L’article termine en mentionnant que l’alimentation méditerranéenne est probablement une bonne idée, mais je répondrais que l’alimentation parfaite pour tous et pour le restant de notre vie n’existe pas et nos besoins changent au courant de notre vie. Restez ouvert à tout. Ne faites pas de la bouffe une religion. Ne laissez pas votre façon de vous alimenter définir qui vous êtes, vous n’êtes pas votre alimentation.

La compréhension du microbiote va s’accentuer énormément dans les prochaines années et j’ai l’impression que tout ça va se confirmer ou pourrait complètement ou en partie se modifier c’est certain.

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Danik Legault Naturopathe Les Petits Fruits Augmentent Les Performances Cognitives Jusqu'à 6 H Après La Consommation

Les petits fruits augmentent les performances cognitives jusqu’à 6 h après la consommation!

Voir l’étude du 6 novembre 2019 : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC6893475/

Un groupe a reçu 400ml d’un smoothie contenant 75 g de fraises, de bleuets, de framboises et de mûres pour un total de 14.3 g de flavonoïdes

Le groupe placébo a reçu 341 ml d’eau, 11.6 g de fructose, 10.0 g de glucose et 37.4 g de vitamine C pour équivaloir à la même chose.

Le résultat est que les gens dans le groupe du smoothie ont eu de meilleures performances cognitives et beaucoup plus soutenues tout au long de la journée concluant que les flavonoïdes jouent un rôle important dans nos fonctions cognitives.

Ça ne fait aucun doute pour moi, mais il y a énormément d’éléments qui sont présents dans les petits fruits qui pourraient également jouer un rôle. Je ne pense pas que l’on comprend la « symphonie nutritionnelle ». Notre corps a vu des petits fruits depuis des millions d’années et semble l’apprécier.

Je n’ai pas vérifié exactement, mais le smoothie devait contenir environ une dizaine de gram de fibre également qui vient ralentir l’absorption des sucres, mais également nourrir certaines bactéries intestinales qui influencent nos neurotransmetteurs, nous aident à absorber certains nutriments, etc.

Il aurait donc été intéressant que le groupe placébo ou qu’un 3e groupe reçoivent le breuvage sucré avec l’équivalent des fibres qui se retrouvent dans les petits fruits afin de voir si l’effet sur la glycémie joue également un rôle dans les fonctions cognitives et j’ai fortement l’impression que c’est le cas.

Ceci n’enlève rien aux flavonoïdes bien entendu 😉

Les petits fruits sont riches en anthocyanidines qui sont une classe de flavonoïde assez populaire et connus, mais les flavonoïdes sont partout dans les plantes et on veut profiter de leurs symphonies en consommant la plus grande variété possible de couleurs différentes

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Danik Legault Naturopathe Microbiote, Vitamine D Et Auto Immunité

Microbiote, vitamine D et auto-immunité

Voir l’étude du 21 janvier 2020: https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC6985452/

Le lien entre notre alimentation et notre microcrobiome est assez bien établi maintenant depuis plusieurs années. La plupart des conditions auto-immunes ont également une signature du microbiote avec certains traits typiques. C’est le cas des maladies intestinales inflammatoires, de l’arthrite rhumatoïde, du lupus, de la sclérose en plaques, etc.

On sait également que l’équilibre du microbiote, que certaines toxines, certains nutriments vont influencer la qualité de la barrière épithéliale et par le fait même le niveau d’endotoxémie dans le sang.

Pourquoi alors, est-ce que l’on entend encore que l’alimentation n’a absolument rien à voir avec les conditions auto-immunes (ou toute autre condition chronique en fait)? Assez incroyable.

Il faut dire que dans l’histoire, cela prend du temps afin que ce que l’on sait soit fort probablement vrai soit intégrer dans le narratif général de la société. Ça doit avoir pris plus de 40 ans pour le tabac. 40 ans c’est court pour l’humanité, mais pour une vie humaine, c’est énormément long.

L’article passe en revue les études sur les 4 catégories que je nomme plus haut afin d’identifier les tendances. Quelles bactéries ont tendance à être basses et lesquelles ont tendance à être élevées selon le diagnostic.

Je vais mettre le tableau dans les commentaires.

Bien qu’il est encore impossible à ce jour de faire de la microgestion du microbiote, il est tout de même intéressant de voir le lien. La question dans le futur à se poser est pourquoi il y a-t-il ces signatures/déséquilibres spécifiques.

L’article passe ensuite en détail le rôle de la vitamine D dans notre réponse immunitaire nécessaire et son influence sur nos barrières, mais également sur l’équilibre du microbiote. Les carences en vitamine D sont plus fréquentes chez ceux ayant un diagnostic d’auto-immunité

La vitamine D à des propriétés antiinflammatoires. Elle aide à moduler positivement plusieurs gènes. Elle inhibe TH17 qui semble un facteur qui joue un rôle dans l’auto-immunité, inhibe TH1, augmente les cellules T régulatrices (régulatrice de notre propre système immunitaire) qui sont en quelque sorte la pédale de frein de l’immunité, stimule des peptides antimicrobiens et bien plus.

La vitamine D semble améliorer une diversité saine dans nos microbiotes. Elle semble faciliter la présence d’Akkermansia et des Faecalibacterium qui sont deux producteurs importants de butyrate qui diminue l’inflammation, nourrit les bonnes bactéries et nos cellules intestinales, favorise une couche saine de mucus qui éloigne les pathogènes de la barrière, etc.

Voici le petit texte qui accompagne la photo de l’article :
« Model of the interactions between genetics, gut integrity, microbiome, and vitamin D deficiency. Genetic predisposition can influence vitamin D activity, integrity of the gut barrier, and basal level of immune activation. Low vitamin D increases the permeability of the gut barrier and heightens immune activity. Furthermore, low vitamin D and permeability of the gut alter microbial composition and the ability of microbes to translocate across the intestinal epithelium, leading to interaction with the host immune system. Ultimately, immune system activation contributes to autoimmunity. »

De la vitamine D ça se prends en étant dehors bien avant le fait d’en prendre en supplémentation.

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Danik Legault Naturopathe Le Sucre (aliments Transformés) Et Nos Microbiotes

Le sucre (aliments transformés) et nos microbiotes

Voir l’étude d’avril 2020: https://www.mdpi.com/2072-6643/12/5/1348/htm

L’alimentation transformée riche en sucre diminue la diversité de la flore intestinale, augmente les protéobactéries, mais diminue les bactéroïdes. C’est une signature d’un microbiote déséquilibré qui est associé aux maladies intestinales inflammatoires, mais également à toute sorte de désordres métaboliques et conditions chroniques.

Cette signature du microbiote pourrait venir fragiliser l’intégrité de la barrière intestinale résultant en une augmentation des toxines dans le sang (endotoxémie) résultant en une réponse inflammatoire chronique.

Tout ça est également intimement relié à notre capacité immunitaire de répondre de façon optimale.

Voici le résumé :
« Recent studies have shown that high intake of sugars increases the relative abundance of Proteobacteria in the gut, while simultaneously decreasing the abundance of Bacteroidetes, which can mitigate the effects of endotoxin, as well as reinforce gut barrier function. Thus, a high sugar intake may stagger the balance of microbiota to have increased pro-inflammatory properties and decreased the capacity to regulate epithelial integrity and mucosal immunity. Consequently, high dietary sugar can, through the modulation of microbiota, promote metabolic endotoxemia, systemic (low grade) inflammation and the development of metabolic dysregulation and thereby, high dietary sugar may have many-fold deleterious health effects, in addition to providing excess energy. »

Lorsque l’on s’assoit pour manger, nous mangeons également pour les bactéries qui sont dans nos intestins et si eux sont en santé, nos chances de l’être augmentent également.

Eux mangent des plantes (fibres, phytonutriments, etc.) non transformées. C’est tout. Ils ne sont pas difficiles 😉

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Danik Legault Naturopathe Est Ce Que Notre Microbiote Influence Notre Personnalité

Est-ce que notre microbiote influence notre personnalité?

Voir l’étude récente (mars 2020): https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2452231719300181

Les gens qui ont un plus grand réseau social ont tendance à avoir une meilleure diversité de leur flore. Une moins bonne diversité est associée au stress et à l’anxiété

Les gens qui ont davantage d’Akkermansia, de Lactococcus et d’Oscillospira ont tendance à être plus sociable. Des enfants ayant certains symptômes autistiques par rapport à la sociabilité ont justement moins de Lactococcus et d’Oscillospira.

Des gens moins sociables ont tendance à avoir plus de Desulfovibrio et de Sutterella.

Akkermansia et Oscillospira sont associés à une bonne santé en générale. Les gens avec des niveaux bas d’Oscillospira sont associés à un risque accru de maladies inflammatoires

Ceux avec une tendance névrosée (neurotic tendencies) ont une association avec des bactéries comme les streptococcus et les Corynebacterium. Ces 2 bactéries sont reliées aux faits de ressentir des symptômes dépressifs également

Notre réponse au stress influence notre microbiote mais notre microbiote influence également notre réponse au stress, nos perceptions, etc.

On sait que les microbiotes sont transférés de la mère aux enfants pendant l’accouchement. Serait-il possible que certains des traits de caractères qui se ressemble soient en partie dû au microbiote? Vous savez lorsqu’on dit « il ou elle est comme sa mère ».

C’est peut-être l’une des raisons également qu’on voit certaines études mentionner que les gens ont 17% plus de chance d’avoir une dépression majeur 6 mois après la prise d’une ronde d’antibiotique. Ces chances augmentent à 40% s’il y a une deuxième ronde.

Voici la conclusion de l’étude qui est excellente :
« In conclusion, differences in gut microbiome composition and diversity are shown to be linked to personality traits in the general population. The results of this study add a new dimension to our understanding of personality and are in line with accumulating evidence that the gut microbiome can influence the central nervous system in humans, with effects on behaviour. Such findings may inform the development of probiotic or prebiotic therapies to help improve mood and treat conditions such as autism, anxiety and depression. Discovering new and effective interventions for mental health conditions is of pressing concern, given the declines in psychological health of our modern society. Finally, it is pertinent to reflect on the ways in which our modern-day living may provide a perfect storm for dysbiosis of the gut. We lead stressful lives with fewer social interactions and less time spent with nature, our diets are typically deficient in fibre, we inhabit oversanitized environments and are dependent on antibiotic treatments. All these factors can influence the gut microbiome and so may be affecting our behaviour and psychological well-being in currently unknown ways. »

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Danik Legault Naturopathe L'impact De La Médication Sur Le Microbiote

L’impact de la médication sur le microbiote!

Voir l’étude du 19 septembre 2018 dans Nature : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC6108420/

On sait bien entendu les effets dévastateurs des antibiotiques sur le microbiote. On connait également l’importance du microbiote pour l’ensemble de notre santé. Les études sur l’axe cerveau/intestin sont maintenant nombreuses.

C’est l’une des raisons pour laquelle 1 seule dose d’antibiotique augmente les chances de dépression, d’anxiété et de psychose, mais également des impacts négatifs sur le métabolisme et l’immunité pour une période pouvant aller de 6 à 12 mois. Plus les rondes d’antibiotiques augmentent, plus les chances augmentent.

Voir cette étude dans The Journal of Clinical Psychiatry: https://www.psychiatrist.com/jcp/article/pages/2015/v76n11/v76n1120.aspx

Dans mon questionnaire d’évaluation, je pose la question, combien d’antibiotique avez-vous reçu dans les 5 dernières années environ. Il n’est pas rare de voir des chiffres entre 5 et 12. On ne peut pas simplement détruire l’intérieur aux 6 mois et penser que l’on va se sentir bien par la suite.

Dans l’étude présente, ils ont analysé plus de 1000 médicaments qui ne sont pas des antibiotiques et leurs impacts sur 40 espèces de bactéries. 24 % des médicaments inhibent la prolifération d’au moins 1 souche de bactéries bénéfique. Les antipsychotiques semblent bien représentés. Plusieurs de ces médications sont également très difficiles pour le foie.

L’article suggère également que l’effet « antibiotique » de la médication pourrait contribuer à une résistance aux antibiotiques.

Ceci dit, le fait de boire de l’eau du robinet avec du chlore est négatif également pour le microbiote. Le but est surtout ici de réfléchir qu’une médication avant d’être mise sur le marché devrait être testée pour non seulement les carences nutritionnelles qu’elle provoque, sa toxicité pour le foie, mais également sur le changement du microbiote.

D’essayer de se battre contre la nature est futile! On ne gagnera jamais…

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Danik Legault Naturopathe La Réponse Glycémique D'un Repas Dépend Plus Du Microbiote Que De La Composition Du Repas Ou De Nos Gênes

Tout débute dans l’intestin : la réponse glycémique d’un repas dépend plus du microbiote que de la composition du repas ou de nos gênes

Voir l’étude toute récente du 11 juin 2020 dans Nature: https://www.nature.com/articles/s41591-020-0934-0

Voici un extrait du résumé :
« We observed large inter-individual variability (as measured by the population coefficient of variation (s.d./mean, %)) in postprandial responses of blood triglyceride (103%), glucose (68%) and insulin (59%) following identical meals. Person-specific factors, such as gut microbiome, had a greater influence (7.1% of variance) than did meal macronutrients (3.6%) for postprandial lipemia, but not for postprandial glycemia (6.0% and 15.4%, respectively); genetic variants had a modest impact on predictions (9.5% for glucose, 0.8% for triglyceride, 0.2% for C-peptide). »

La composition du microbiote semble le facteur no.1 pour notre réponse métabolique à un repas. Ils ont mesuré l’insuline, les triglycérides et le taux de sucre bien entendu.

Nos gènes ont un impact « modeste ».

Ce qui vie, ne vie pas ou transit dans vos intestins est important! Beaucoup plus que notre génétique.

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