La loi de la nature : pourquoi on ne peut pas négocier avec son corps

Rédigé par Danik Legault

silhouette d'une femme translucide dans la forêt, qui représente le corps et la nature

Une histoire palpitante de combat, de budget, de frontière et de poussière d'étoile.

La frontière n’existe pas.

La frontière entre nous et la nature, c’est une ligne que notre cerveau dessine pour fonctionner.

Mais au niveau cellulaire, cette ligne n’existe nulle part. On est fait de bactéries anciennes, de microbes étrangers, de gènes partagés avec l’ensemble du vivant, d’ADN fait en partie à partir de particules virales, d’énergie solaire transformée par les plantes.

On n’est pas en face de la nature. On est la nature interconnectée avec le reste.

L'écart évolutionnaire

On est le produit de 3,9 milliards d’années d’ingénierie. L’évolution a laissé en nous des systèmes qui fonctionnent comme des lois.

L’énergie suit le soleil et on ne peut pas la stocké. Elle passe à travers notre structure, rencontre de la résistance et se recycle.

Le corps attend le mouvement et fonctionne sur des horloges. Le système nerveux interprète l’environnement à chaque micro seconde.

On ne peut pas les négocier. Parce que ces lois ne sont pas des opinions. Elles sont écrites dans chaque cellule de notre corps.

De la poussière d'étoiles

On est fait du même matériel que le reste. On est de la poussière d’étoiles comme disait Carl Sagan. On est fait à 96% de 4 éléments : 65% d’oxygène, 18% de carbone, 10% d’hydrogène et 3% d’azote.

Il y a en moyenne 1 500 mitochondries par cellules qui représentent environ 10% de notre poids. La mitochondrie n’est pas défectueuse. Elle fait sa job depuis deux milliards d’années. C’est antifragile. Elle scan l’environnement et fais le meilleur choix dans les circonstances.

Il n’y rien de gratuit. Tout coûte de l’énergie. Donc, biologiquement, tout s’est optimiser pour économiser ce qui ne sert pas.

Le budget et le taux d'intérêt

Il n’y a qu’un seul budget énergique et il n’est pas illimité. Trois postes de dépense principaux : Vital, Stress/Adaptation et CMR (croissance, maintient, réparation).

Quand on tire trop sur un poste, c’est un autre qui paie. Le long terme finance le court terme et le vital passe toujours en premier bien sûr. Ça se décide automatiquement, cellule par cellule, des milliards de fois par seconde, sans jamais consulter notre agenda ou de tenir compte de nos désirs, de nos objectifs, de nos intentions

C’est ici que naît l’idée qu’on n’emprunte pas sans intérêts. Parce que chaque fois qu’on pige chroniquement dans le CMR pour financer le poste stress/adaptation, on accumule une dette qu’on appelle des symptômes ou des « maladies ».

Loi de la nature

Une loi, ça ne se convainc pas. Ça ne change pas d’idée. La gravité s’applique qu’on soit d’accord ou non. (voir article sur la longévité)

La loi dit : quand le stress dépasse l’offre, le corps coupe le CMR.

La nature ne dit jamais non et elle envoie la facture plus tard. Avec intérêts.

Le combat est une illusion

Toute notre culture de la santé est bâtie sur une métaphore militaire. On combat la maladie. On lutte contre le vieillissement. On déclare la guerre au cancer (Nixon en 1971).

Mais c’est basé sur une prémisse fausse. L’idée qu’il y a un ennemi à vaincre qui vient de l’extérieur.

Au lieu de combattre, on aligne. 

Au lieu de forcer, on crée les conditions.

Choisir les conditions, c’est un acte de souveraineté. Et si on ne l’exerce pas, quelqu’un d’autre le fait à notre place (le marché, le gouvernement…).

La hiérarchie

L’amont influence l’aval. Comme la cellule est la plus petite unité de vie indépendante et qu’elles sont propulsés par l’ATP des mitochondries, la cellule devient un nœud important qui en amont de la chaine. Les cellules forment des tissus, qui forment des organes, qui forment des systèmes qui constitues l’organisme.

Les 4 leviers

J’ai développé 4 leviers d’optimisation de la cellule : Fournir. Retirer. Signaler. Fluidifier.

1. Fournir

Fournir, c’est l’alignement et non du combat. Ce n’est pas nécessairement ajouter. C’est fournir ce qu’elles attendent, codé par deux milliards d’années d’évolution.

2. Retirer

Retirer, c’est enlever (ou favoriser l’enlèvement) ce qui déclenche le signal de danger.

3. Signaler

Signaler, c’est envoyer les bons messages de contexte. Signaler, c’est communiquer.

4. Fluidifier

Fluidifier, c’est optimiser la capacité et la fluidité de l’énergie qui part du soleil et qui traverse la nature jusqu’à nos chaînes de transport des électrons. C’est l’art de cesser de bloquer ce qui veut circuler avec le moins d’effort possible.

Les quatre leviers sont des gestes de non-combat. Aucun n’est une amplification. Aucun n’est une attaque contre un symptôme. 

  • Fournir est un alignement. 
  • Retirer est une soustraction. 
  • Signaler est une communication.
  • Fluidifier est un relâchement.

En conclusion

Quand on pense qu’on négocie, on emprunte. Il n’y a personne en face de nous à cette table de négociation. Parce que la table elle-même est une illusion.

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