À la défense de l’insuline!

Danik Legault Naturopathe À La Défense De L'insuline

Comme j’ai déjà mentionné à plusieurs reprises, l’humain aime avoir des « vilains » à détester et combattre. On aime avoir un ennemi ou encore mieux plusieurs ennemis. On semble avoir besoin de se camper dans un camp ou ce que certains nomment le tribalisme.

Dans le monde des hormones, la testostérone et la progestérone entre autres ont en général un beau rôle. On en veut en général plus. Ce sont des amis. L’insuline par contre, c’est un vilain n’est-ce pas? C’est l’hormone qui est responsable de la prise de gras lorsqu’on devient « résistant à l’insuline »? On en voudrait donc le moins possible?

Le rôle principal de l’insuline est de contrôler l’énergie en circulation (avec l’aide du glucagon qui est son contraire) et non d’entrer le sucre à l’intérieur des cellules. C’est l’un des rôles, mais ça ne semble pas son rôle principal.

L’insuline est produite par le pancréas et va avoir le rôle de diminuer le glucagon. Une combinaison d’insuline plus élevée et de glucagon plus bas va venir diminuer la gluconéogenèse (synthèse du glucose) dans le foie, inhiber la lipolyse (dégradation des gras) et la protéolyse (dégradation des muscles).

Ce sont davantage ces éléments qui contrôlent le taux de sucre sanguin que le fait que l’insuline favorise l’entrée du sucre à l’intérieur des cellules puisque la majorité du sucre qui se retrouve dans le sang est produit par le foie contrairement à la croyance populaire pensant que ça vient uniquement ou principalement de l’alimentation.

Si l’on est résistant à l’insuline, l’insuline est moins en mesure de baisser le glucagon et d’inhiber la gluconéogenèse via la lipolyse et protéolyse ce qui fait que le foie va produire plus de glucose.

L’insuline peut faciliter l’entrée du glucose dans les cellules, mais c’est un processus qui se fait également naturellement si le taux de sucre est élevé. Ceci dit, plus l’insuline est élevée, plus ça semble favoriser l’entrée dans les cellules.

C’est bien de noter que le cortisol, la T3, GLP-1, l’adrénaline et la noradrénaline peuvent également venir influencer les niveaux de glucose.

La résistance à l’insuline arrive normalement lorsqu’il y a un surplus d’énergie (glucose et acide gras ensemble) sur une certaine période. D’autres facteurs vont être en jeux comme les niveaux d’inflammations et de stress oxydatifs créant un chaos intracellulaire.

L’inflammation et/ou le stress oxydatif pourraient également provenir d’infections, de toxines, de déséquilibres de la flore intestinale, de hausse du LPS et plus… Le LPS (lipopolysaccharides) et le IL-6 (cytokine inflammatoire) augmentent le GLP-1 et venir créer des symptômes d’hypoglycémie, un sujet pour une prochaine fois.

Est-ce que tout ceci pourrait alors vouloir dire que la résistance à l’insuline pourrait être un mécanisme de défense afin de minimiser le chaos cellulaire (inflammation/stress oxydatif)? Est-ce que possible le corps ne fasse pas d’erreur et qu’il veut être résistant à l’insuline?

Sachant tout ça, est-ce possible maintenant que l’insuline ne soit pas un « vilain »?

Il n’y a aucun ennemi parmi nos hormones, tous jouent un rôle important dans l’équilibre de l’ensemble.

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